
Benoit Sanchez - 34 ans - Paris
- chant principal
- claviers (synthétiseurs, piano, Wurlitzer...)
- guitares
- programmation
- différentes choses
J'ai découvert la musique assez tard : à l'adolescence. Petit à petit, elle s'est insinuée en moi comme on tombe amoureux. A cet âge il n'y avait presque que Genesis : le reste de l'univers n'existait pas. Puis vint la musique classique, et enfin, le reste du rock progressif des années 70 : King Crimson, Pink Floyd, Van Der Graaf Generator, Supertramp...
Je me suis mis à apprendre le piano, à écrire, à chercher...A force de travail, d'obsession, de rares moments d'extase et de transe créative, de nuits à parcourir les rues de Paris fasciné par une nouvelle idée, un début de reconnaissance par mes amis mélomanes, les choses ont commencé à prendre place.
Il y avait deux voies dans mon travail : écrire des chansons qui racontaient un peu ce que je vivais (les épreuves de vie, les sentiments, les rêves...), et chercher à mettre en place des morceaux complexes et à l'harmonie improbable, porté par mon admiration naissance pour King Crimson, Robert Fripp, et tous ceux de cette époque qui effaçaient totalement les frontières entre rock et musiques dites "élitistes" (classique et contemporaine). J'avais 20 ans.
Écrire de la musique n'a rien de facile, mais le paradoxe c'est que ce que nous produisons de valable vient généralement comme une évidence. Ce n'est pas, pour moi, le fruit d'une recherche intellectuelle. C'est autre chose, à la fois plus simple, immédiat, et d'une résonance plus profonde et impalpable.
Je ne suis jamais totalement satisfait de mon travail, j'adore peaufiner les détails, et tout balancer à cause d'une grosse crise d'insatisfaction. L'art n'a rien de confortable, en tout cas pas pour l'instant. J'aime les sentiments intenses, les images intérieures, et ce moment où l'œuvre commence à déployer ses ailes. D'un seul coup elle nous prend par la main, et nous cessons d'avoir le contrôle. Elle finit par nous dire haut et fort où aller.
"The rising tide" est un moment clef pour moi. La première œuvre sur laquelle je travaille dont l'ambition est comparable à ce dont je rêvais étant adolescent. Comme l'ont fait les grands avec "The lamb lies down on Broadway", "The Wall", "Controlling Crowds"... Je me rappelle que les gens qui allaient à un concert de Genesis ressortaient abasourdis, parlant d'avoir été "touchés dans leur âme". J'aimerais que ce soit un peu ce que les gens vivent à travers nous. Je rêve de ces moments incroyables, où une puissance nous envahit et on quitte totalement la planète rationnelle, comme quand David Gilmour lance les premières notes de "Sorrow".
Malgré une forte individualité, le fait est que je ne sens pas de frontière entre mon travail et celui des gens avec lesquels je travaille. Aimer ce que je fais ou ce que fait un autre musicien, est rigoureusement la même passion. Et rigoureusement la même insatisfaction quand ça n'est "pas encore ça". Et j'ai le plaisir d'apprécier, de façon croissante, le travail de mes collaborateurs. Et cette incroyable surprise que l'œuvre que j'ai tiré du plus vif de mon expérience, est perçue avec justesse et inspiration par d'autres.
Mon site web personnel : Benoit Sanchez - Musique
Martériel :
- PC
- Claviers maîtres
- Piano électrique (Wurlitzer)
- Guitare électro-acoustique
- Guitare électrique (Les Paul)
- Guitare basse (Yamaha, électronique active)
- Flute à clavier (Melodica)
- Percussions (djembés, darbukas, balalfon, maracas...)
- Micros : SM58 (chant/ampli), RODE NT1 (chant, batterie, instruments) et divers
- Interface Audio EMU-0404 USB





